Juin 2015 

 

Énergie et Avenir présente son dernier guide « La rénovation énergétique des bâtiments d’enseignement »

Représentant 912 millions de m2 et à l’origine de 30% des émissions de gaz à effet de serre liées au bâtiment, le secteur tertiaire constitue un important gisement d’économies d’énergie et un défi majeur des politiques de rénovation énergétique. A eux seuls, les bâtiments d’enseignement représentent près de 20% du parc tertiaire, soit environ 180 millions de m2.  

Les simulations réalisées démontrent qu’en termes d’efficacité énergétique, la rénovation du système de chauffage est le premier poste d’économies d’énergie. Elle permet à elle seule de réduire la consommation de 20 à 60%. Cette économie d’énergie offerte par le remplacement du système de chauffage se retrouve immédiatement sur la facture énergétique et permet également d’améliorer la classe de performance énergétique du bâtiment.

Selon l’étude, après modernisation de l’installation de chauffage, pour un bâtiment utilisant le gaz, le fioul ou la chaleur d’un réseau, celui-ci passe d’une classe de performance D (211 – 350 kWhep/m2 SU) à une classe de performance C (111 – 210 kWhep/m2 SU). Quant au bâtiment utilisant l’électricité, celui-ci passe d’une classe de performance E (351 – 540 kWhep/m2 SU) à une classe de performance C (111 – 210 kWhep/m2 SU).

Ainsi, un objectif de rénovation qui permet de faire passer un bâtiment d’une classe de performance D ou E à une consommation de l’ordre de 180 kWhep/m2 représente le meilleur compromis entre gains d’efficacité énergétique (35%) et coûts d’investissement (30€HT/m2). Aller au-delà, exige de mobiliser six fois plus d’investissements (225 €HT/m2) pour un gain énergétique supplémentaire négligeable (30%).

Par ailleurs, dans le cas des bâtiments d’enseignement, une forte contrainte pèse sur la durée des travaux qui doivent se tenir dans la durée des vacances scolaires. Énergies et Avenir attire donc l’attention sur la pertinence de privilégier un phasage des travaux « BBC compatibles ». Ce phasage permet en effet de réduire le coût des investissements initiaux, tout en générant des économies financières et énergétiques importantes et pérennes dès les premières étapes, nécessaires pour engager d’autres travaux. Ce séquençage des travaux répond ainsi aux exigences posées par les bâtiments d’enseignement.

Vous pouvez retrouver l’intégralité de l’étude sur la rénovation énergétique des bâtiments d’enseignement, en cliquant ici.


*****************************************


Rénovation du parc tertiaire public : Énergies et Avenir invite les pouvoirs publics à agir 

Le parc existant des bâtiments contribue à 43% des consommations énergétiques et à plus de 20% des émissions de gaz à effet de serre. Le secteur tertiaire public et privé est, à lui seul, à l’origine de plus de 30% de la consommation finale d’énergie du parc global.

C’est donc un important gisement d’économies d’énergie, qui nécessite une attention particulière notamment au vu des objectifs fixés par le projet de loi sur la transition énergétique pour la croissance verte (division par quatre des émissions des gaz à effet de serre et réduction de 50% de la consommation d’énergie).

Et l’administration se doit d’être exemplaire en la matière. Dans cette optique, le gouvernement a présenté, par l’intermédiaire de Ségolène ROYAL, ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, le 4 février dernier, un plan d’action pour une « Administration exemplaire pour la transition écologique ». Ce plan prévoit notamment que « toutes les rénovations lourdes portant sur des bâtiments de l’État occupés par le ministère comprennent un volet performance énergétique et un volet performance carbone : plus aucun simple vitrage, isolation des parois opaques, toits préférentiellement végétalisés et achat de chaudières à haute performance environnementale.»

Par la suite, le Premier ministre, Manuel VALLS, a transmis à l’ensemble des membres du gouvernement, une circulaire, en date du 17 février, visant à mettre en œuvre ce plan interministériel « pour une administration exemplaire ». Chaque ministère a donc la charge de mettre en place, avant le 30 juin 2015, un « plan ministériel d’administration exemplaire » qui devra s’articuler autour de quatre axes, le premier étant « les économies d’énergie ». Ce plan se déroulera en deux temps ; il concernera en premier lieu le fonctionnement des services ministériels puis, en second lieu, celui des établissements publics de plus de 250 agents se trouvant sous tutelle ministérielle. Il devra ensuite être transmis au CGDD. Il fera ainsi l’objet d’un suivi annuel fondé sur une série d’indicateurs. Le résultat de ce suivi sera adressé chaque 31 mai au CGDD.

Dans l’attente de la publication du décret sur l’obligation de travaux de rénovation dans le tertiaire, et afin d’alerter les pouvoirs publics sur la nécessité d’accélérer le processus, Énergies et Avenir organisera, le 24 juin prochain, un café-débat, portant sur la rénovation énergétique des bâtiments du parc tertiaire public. A cette occasion, interviendront notamment M. Martial SADDIER, député de Haute-Savoie, président de la commission « Environnement et du développement durable » de l’Association des Maires de France (AMF), M. François LACOUR, chef du service Energie, Unité Lycées, Direction de la Construction et de la Maintenance, au conseil régional d’Île-de-France et Patrice HENNIG, porte-parole d’Énergies et Avenir.

Vous pouvez vous inscrire pour participer à ce café-débat, par e-mail à l’adresse suivante : contact@energies-avenir.org


**************************************************

 

Énergies et Avenir annonce la publication de sa roadmap technologique Résidentiel

Après la publication en 2013 de la roadmap technologique Tertiaire, Énergies et Avenir publiera, à la rentrée 2015, une nouvelle roadmap technologique des produits et systèmes énergétiques du marché résidentiel, neuf et existant, pour la période 2015-2020.  

Développée par le réseau d’experts d’Énergies et Avenir, cette roadmap à destination des professionnels et des pouvoirs publics s’inscrit dans la volonté de l’association d’accompagner tous les acteurs de la filière et de leur proposer des solutions permettant d’aborder les mutations énergétiques et environnementales qui s’amorcent. Cette étude apportera un éclairage sur le développement de nouvelles technologies, leur impact sur la filière et identifiera les potentielles évolutions normatives.

Dans le parc existant comme dans le neuf, la réduction des consommations énergétiques dès 2020 est un enjeu majeur pour le secteur du bâtiment résidentiel, individuel comme collectif au vu des objectifs particulièrement ambitieux fixés par la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte.

En  2014, le secteur résidentiel compte 33,9 millions de logements répartis ainsi : 19 millions de maisons individuelles, (soit 56,1% du parc résidentiel, et 14,9 millions de logements collectifs (soit  43,9% du parc).  Le marché des systèmes de chauffage dans le secteur résidentiel se caractérise par une grande diversité de solutions techniques adaptées à chaque typologie de bâtiment.

Fort de ce constat et dans un contexte de profonde mutation du secteur énergétique, Énergies et Avenir a développé cette roadmap technologique pour le secteur résidentiel comme un outil stratégique pour les industriels et les pouvoirs publics, afin de les accompagner dans leurs décisions dictées par de nouveaux objectifs ambitieux ou de nouvelles réglementations.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


((remove)) pour vous désinscrire ((open))