Août 2014

Energies et Avenir vous souhaite à tous de bonnes vacances !


Energies et Avenir rappelle l’importance de conserver des indicateurs en énergie primaire 

Le premier semestre 2014 s’est vu marqué par une certaine remise en question du moteur de calcul de la Réglementation thermique 2012 et une tendance à favoriser « l’énergie finale » comme le critère de choix pour évaluer la performance énergétique et écologique d’un bâtiment. Vivement inquiète, l’association Energies et Avenir réagit.

L’association a rappelé, lors d’une audition à l’Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques, qu’il faut maintenir le calcul conventionnel en énergie primaire dans les réglementations thermiques, et d’une manière générale dans les textes touchant aux bâtiments, tels que le Projet de loi de programmation pour la transition énergétique.

Tout d’abord, le calcul conventionnel en énergie primaire est le seul reconnu par EcoDesign, le réglement européen qui fixe aux équipementiers l’exigence de performance des matériels commercialisés ; il est dès lors le seul pertinent pour les industriels, qui ont d’ailleurs besoin d’un critère stable dans le temps pour investir. La stabilité et la visibilité, c’est aussi ce dont les installateurs ont besoin, pour s’approprier la RT et la mettre en œuvre sur le terrain. Il faut déployer la RT2012 durablement, et non donner des signes de désengagement. 
De plus, la facture énergétique, exprimée en énergie finale et en euros, ne permet pas aux professionnels de caractériser la performance d’un bâtiment ; se baser sur un tel critère n’irait pas dans le sens de propositions de travaux adaptées au bâtiment, ni de la création de sa valeur verte.
Enfin, et surtout, raisonner en énergie finale, ce serait « oublier » 1/3 du sujet. Car si la consommation d’énergie primaire totale en France est de l’ordre de 3000 TWh, les pertes du système de production et de distribution (dues essentiellement à l’électricité) sont de 1000 TWh, pour arriver à une énergie finale totale de 2000 TWh. Il n’est pas concevable que le modèle de transition énergétique français s’affranchisse de cette réalité lorsqu’il concerne le bâtiment, qui est le premier poste de consommation d’énergie en France.

Pour ancrer ces notions dans les débats parlementaires à venir, Energies et Avenir organisera le 17 septembre 2014 un petit-déjeuner débat sur la « Performance énergétique et environnementale des bâtiments : pourquoi faut-il conserver les indicateurs en énergie primaire ? ».  A cette occasion, des experts de France Nature Environnement, NégaWatt, UNICLIMA, FNAIM-Diagnostiqueurs, et des plateformes de rénovation énergétique, échangeront autour de ces sujets et éclaireront le débat de leurs propositions.

Vous pouvez retrouver la captation de l’audition de Joël PEDESSAC à l’OPECST sur la chaîne Youtube d’Energies et Avenir, en cliquant ici
         

****************************************************
Publication de la Roadmap technologique 2013-2020 pour les bâtiments du secteur tertiaire

Energies et Avenir a publié sa nouvelle étude : la Roadmap technologique 2013-2020 des produits et systèmes énergétiques des marchés tertiaires neufs et existants. Véritable outil stratégique pour les industriels et les pouvoirs publics, l’étude identifie les perspectives d’évolution des matériels de ce secteur, ainsi que l’impact du développement de nouvelles technologies sur la filière.

La Roadmap se veut être un document de référence pour atteindre les objectifs de réduction des consommations énergétiques à l’horizon 2020 dans le parc tertiaire, qui représente un quart du bâti, et dont la diversité des segments et des solutions rend les choix stratégiques des industriels et des pouvoirs publics complexes.

Le réseau d’experts d’Energies et Avenir apporte ainsi son éclairage sur l’évolution des équipements actuels, le rythme d’arrivée sur le marché des nouveaux équipements et les facteurs clés du succès de leur émergence.

La donnée principale est que les leaderships actuels de la chaudière à condensation et des systèmes thermodynamiques seront confortés, et leurs performances améliorées. En effet, aucune rupture technologique majeure n’est attendue, l’offre actuelle est déjà riche de solutions performantes. Cependant, trois tendances se dégageront d’ici à 2020 : l’hybridation des énergies conventionnelles, la décentralisation de la production d’électricité, et la diversification des systèmes de PAC électriques et combustibles. Ces technologies devront répondre à un nouveau système d’attentes des utilisateurs, qui souhaiteront davantage de produits intégrant de nouvelles préoccupations (qualité de l’air intérieur, gestion de l’énergie…). Cette mutation technologique doit dès lors être accompagnée d’une mutation de la filière.

C’est pourquoi, dans ce contexte, la Roadmap Energies et Avenir propose notamment aux pouvoirs publics d’harmoniser les rythmes des réglementations avec le calendrier de mise en marché des nouveaux produits. 

Avec la Roadmap, Energies et Avenir propose un deuxième volet à ses études portant sur le secteur tertiaire. En octobre 2013, l’association avait présenté son guide technique sur la « Rénovation énergétique des bâtiments de bureaux climatisés ». La prochaine étude concernera la rénovation des bâtiments d’enseignement.

L’étude Energies et Avenir « Roadmap technologique 2013-2020 des produits et systèmes énergétiques des marchés tertiaires neufs et existants » est téléchargeable ici.


                                                         

****************************************************

Intervention d’Energies et Avenir au Salon INNOVATIVE BUILDING 2014 : Focus sur les bouquets de travaux les plus pertinents en logements collectifs et en bureaux climatisés 

Energies et Avenir, représentée par Mohamed ABDELMOUMENE, porte-parole de l’association, est intervenue au Salon INNOVATIVE BUILDING 2014 dans le cadre de la conférence plénière « Du diagnostic de la performance énergétique d’un bâtiment à la recherche des meilleurs scénarios de rénovation », le 9 avril 2014.

A cette occasion, Energies et Avenir a présenté les principaux enseignements de ses deux études consacrées à la rénovation énergétique des logements collectifs et des bureaux climatisés qui ont reçu un écho très positif de la part du public. 

Dans le cadre de ses études, Energies et Avenir a identifié les bouquets de travaux les plus efficaces en termes de performance énergétique et de rentabilité économique. Ainsi, l’étude consacrée à la rénovation énergétique des bâtiments de bureaux climatisés démontre le potentiel du système de chauffage/refroidissement pour atteindre des gains énergétiques significatifs jusqu’à 50%. De la même manière, l’étude rénovation en logements collectifs met en évidence la pertinence du bouquet « modernisation de l’équipement de chauffage et isolation de la toiture » qui permet des économies d’énergie de 40% pour moins de 6000 euros. 

Lors de son intervention, Energies et Avenir a également attiré l’attention sur la nécessité de privilégier des travaux d’efficacité énergétique peu contraignants dans le temps et pour les dépenses des ménages. Plutôt que de favoriser systématiquement des rénovations lourdes, très coûteuses et dont le temps de retour sur investissement est très long, Mohamed ABDELMOUMENE a souligné qu’il est indispensable de préférer un phasage des travaux « BBC compatibles », c’est-à-dire des bouquets de travaux séquencés et ordonnés permettant d’atteindre, en plusieurs étapes, les labels HPE rénovation et BBC rénovation. 

Pour retrouver l’intégralité de l’intervention d’Energies et Avenir au Salon INNOVATIVE BUILDING 2014, cliquez ici



Si vous ne souhaitez plus recevoir de message d'Energies et Avenir: contact@energies-avenir.org


((remove)) pour vous désinscrire ((open))