Janvier 2014

Energies et Avenir vous adresse ses meilleurs vœux pour la nouvelle année.
Puisse 2014 être une année pleine d’Energies pour l’Avenir !



Réformes du financement de la rénovation énergétique : Energies et Avenir maintiendra sa vigilance en 2014  

Nous pouvons nous féliciter de la volonté de simplifier les dispositifs d’aide qui sont, à l’évidence, une pierre angulaire du système. Néanmoins, afin d’atteindre les objectifs ambitieux que notre pays s’est fixé, il est essentiel que ces aides puissent accompagner les ménages dans toutes leurs actions de rénovation portant sur l’ensemble du système de chauffage, et pas uniquement les travaux prévus dans le projet de Loi de finances initial. C’est dans cette optique que l’association Energies et Avenir s’est mobilisée en 2013, dans le cadre des débats autour du CIDD et de la TVA à taux réduit, et poursuivra sa vigilance en 2014 afin de s’assurer de la pérennité de ces dispositifs tant dans leur durée que dans le champ des équipements et travaux qui y sont éligibles. Le vote positif des parlementaires qui ont adoptés un amendement en faveur de l’amélioration de la gestion du chauffage par la régulation est un signal positif de leur volonté d’appréhender au mieux l’efficacité des aides même dans un contexte de réduction des coûts budgétaires.

Dans un contexte de crise, et alors que le budget moyen alloué aux travaux a baissé pour atteindre 4359 € en moyenne, il est urgent que les pouvoirs publics donnent à la rénovation énergétique les moyens de ses ambitions (Enquête barométrique « Les équipements et les comportements des ménages en matière de maîtrise de l’énergie dans leurs logements », réalisée par TNS Sofres pour l’ADEME – septembre 2013). C’est pourquoi, pour les membres de l’association, il est nécessaire de permettre à tous les consommateurs d’étaler dans le temps la charge financière représentée par ces travaux. Cela est tout à fait possible si ces derniers rénovent leur bien par étapes successives, séquencées et ordonnées. Pour déployer son plein potentiel, un tel « phasage des travaux » doit commencer par les gestes garantissant le plus de kilowattheures économisés à l’euro investi et n’obérant pas les travaux futurs. 

Dès lors, les maîtres d’ouvrage pourront réaliser des économies d’énergies importantes et immédiates sur leurs factures grâce aux premiers travaux. De fait, ils réduiront ainsi leurs dépenses et verront leur capacité de financement renforcée, permettant alors de planifier les opérations à venir. 

Enfin, l’éco-conditionnalité des aides demeure un enjeu majeur pour l’année 2014. C’est pour cette raison qu’Energies et Avenir souhaite que des mesures transitoires soient prises, le temps que suffisamment de professionnels soient labellisés RGE. En effet, l’Etat souhaite réserver dès juillet le bénéfice du CIDD et de l’éco-PTZ à la réalisation des travaux effectués par les entreprises Reconnues Garant de l’Environnement (RGE). Or ces professionnels sont aujourd’hui encore insuffisamment nombreux pour rénover plusieurs centaines de milliers de logements par an sur l’ensemble du territoire. Par conséquent, cela freinera d’autant la dynamique de rénovation que les ménages ne seront pas en mesure de rendre leurs dépenses éligibles à ces aides. 

De fait, notre filière est compétente, se forme, et souhaite proposer ses offres et les aides afférentes auprès des clients. Mais sans mesures transitoires efficaces, trop peu de professionnels seront en mesure, sur le terrain, de concrétiser « l’éco-conditionnalité ». 

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Les PRIS seront-ils l’élément déclencheur de la rénovation énergétique ?

Le Plan de Rénovation Energétique de l’Habitat (PREH), annoncé par le président de la République le 21 mars 2013, prévoit une série de mesures afin d’atteindre l’objectif de rénover 500 000 logements par an en 2017 et participer à la réduction de 38% des consommations d’énergie dans le bâtiment d’ici à 2020. Le PREH est entré dans sa phase opérationnelle avec le lancement de la campagne « J’éco-rénove, j’économise », la mise en place du guichet unique national et surtout celle des Points Rénovation Info Service (PRIS). 

Ce dispositif, qui allie des actions à la fois au niveau national (campagnes de communication, plateforme de transition d’appels) et local (accompagnement administratif, financier et technique des particuliers par les opérateurs PRIS), constitue sans doute un atout pour accompagner la dynamisation de la rénovation énergétique. Néanmoins, Énergies et Avenir s’inquiète des orientations prises, visant à privilégier les rénovations lourdes et notamment l’isolation. Au-delà du coût que représente ces actions globales pour les particuliers et qui peut se révéler un frein majeur à la prise de décision, et ce malgré les aides disponibles, leur important temps de retour sur investissement ne leur permettrait pas de profiter de l’impact bénéfique de ces travaux sur leurs finances.  

C’est pour cette raison que les membres d’Energies et Avenir, en tant qu’experts de la rénovation énergétique, placent le déploiement des PRIS au cœur de leurs initiatives en 2014. L’objectif de l’association sera notamment de sensibiliser les pouvoirs publics et les opérateurs du réseau PRIS au rôle majeur que possèdent les systèmes de chauffage à eau chaude dans la rénovation énergétique et aux bouquets de travaux offrant le meilleur rapport performance/coût. 

L’association se positionnera également comme force de proposition sur les stratégies à adopter pour répondre au triple objectif du PREH : enclencher la décision de rénovation, financer la rénovation et mobiliser les professionnels.


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Révision des fiches CEE au premier semestre 2014 : une discrimination freinerait la rénovation ainsi que le remplacement par anticipation des chaudières

Le 10 décembre 2013, le ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie a décidé la mise en œuvre d’une troisième période d’obligations d’économies d’énergie afin d’encourager la rénovation énergétique des bâtiments. 

Les orientations qui semblent être prises pour la révision des fiches d’opérations standardisées rompent l’équité de traitement entre les équipements thermiques et les dispositifs d’amélioration du bâti et soulèvent de nombreuses inquiétudes. En effet, la mise en place d’une référence 
« marché » et non plus « parc » pour les équipements liés aux bâtiments - mais en conservant la référence « parc » pour les produits du bâti – crée une discrimination qui pourrait représenter un frein à la rénovation, compromettant l’atteinte des objectifs ambitieux de 660 TWhcumac. 

C’est aussi toute la gamme des systèmes thermiques les plus performants - qui constituent les meilleures technologies disponibles - qui serait pénalisée si elle n’était plus soutenue au regard de la réalité du terrain qu’est le parc. 

Pourtant, afin d’accompagner les actions de rénovation énergétique, il est absolument essentiel de maintenir l’équité entre des matériels qui concourent – à performance équivalente, voire supérieure – aux économies d’énergies. Considérant le rythme actuel atone du marché de la rénovation, son coût pour les ménages, ainsi que le potentiel d’économies d’énergies que représente le parc de 5 millions de chaudières obsolètes à remplacer, il est indispensable de continuer à encourager les travaux de remplacement par anticipation du matériel de chauffage par des chaudières performantes. 

Or, si ces dernières ne sont plus intégrées équitablement dans le cadre des CEE, les ménages privilégieront la réparation de l’équipement à son remplacement. Ce dernier risque alors de n’être effectué qu’au dernier moment, retardant d’autant l’atteinte des objectifs de la France en matière d’économies d’énergie et de rénovation du parc. 


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