Janvier 2013


Energies et Avenir vous adresse ses meilleurs vœux pour la nouvelle année.
Puisse 2013 être une année pleine d’Energies pour l’Avenir !



La filière de la boucle à eau chaude mobilisée pour accompagner la transition énergétique

L’année 2012 a vu un certain nombre d’engagements concrets pris par les pouvoirs publics visant à impulser une nouvelle dynamique en matière environnementale et énergétique. La Conférence environnementale organisée par le Gouvernement en septembre, qui sera reconduite chaque année, a notamment permis de fixer une feuille de route pour la transition écologique, ainsi que l’ouverture du débat national sur la transition énergétique, fondée sur les principes de sobriété, d’efficacité énergétique et de développement des énergies renouvelables. Autant de perspectives dont se réjouit Energies et Avenir car elles permettront d’identifier et de privilégier les leviers d’action les plus pertinents. 

Energies et Avenir, déjà partie prenante lors du Grenelle de l’environnement, est pleinement engagée pour favoriser la réussite des objectifs fixés, notamment en matière de rénovation énergétique des bâtiments. A cet égard, alors que le Gouvernement a prévu de mettre aux normes énergétiques un million de logements par an – 500 000 constructions neuves et 500 000 bâtis anciens – d’ici cinq ans, Energies et Avenir a organisé le 19 novembre 2012 une table ronde consacrée à cette question, avec pour titre « Comment rénover efficacement 500 000 logements par an ? ».

Après la Matinée des Experts organisée en octobre 2011 sur l’enjeu d’un habitat durable et le rôle du chauffage, aujourd’hui et demain, cette nouvelle table ronde a réuni neuf experts d’horizons différents : Maryse ARDITI (Pilote du réseau Energie, France Nature Environnement), Corinne ARPIN (Porte-parole, Energies et Avenir), Daniel AUBERT (Conseiller du délégué général, Union Sociale pour l’Habitat), Denis BURCKEL (Rapporteur du groupe de travail sur le Logement, Terra Nova), Patrick CARRE (Président, FEDENE-SYNASAV), Jérôme GATIER (Directeur, Plan Bâtiment Durable), Eric LAGANDRE (Service des études, Anah), Jean-François MARTY (Président, UECF-FFB) et David RODRIGUES (Juriste, CLCV).

Autour d’Hervé THELINGE, président d’Energies et Avenir, et de Joël PEDESSAC, modérateur de la table ronde et membre d’Energies et Avenir, les experts présents ont pu échanger et formuler des propositions concrètes autour de trois sujets, s’inscrivant directement dans le débat national sur la transition énergétique : les travaux de rénovation pertinents du point de vue de la performance énergétique, de l’environnement et de l’accessibilité des ménages ; l’incitation au déclenchement de travaux et le développement de l’information auprès de l’utilisateur ; le financement de la rénovation énergétique.

Energies et Avenir a notamment présenté les principaux enseignements de ses deux études dédiées à la rénovation énergétique des maisons individuelles et des logements collectifs. Basées sur une typologie de 9 maisons individuelles (12 millions) et de 4 bâtiments de logements collectifs (4 millions), et bénéficiant donc d’une forte représentativité, celles-ci démontrent qu’il est plus pertinent du point de vue économique et de la performance énergétique de commencer les travaux en associant la modernisation de l’équipement de chauffage et l’isolation des combles perdues. Avec un temps de retour sur investissement de cinq ans, ce bouquet de travaux, qui a également montré son efficacité dans le cadre du programme « Habiter Mieux » de l’Anah, permet d’atteindre le label HPE rénovation pour 11 000 € en maisons individuelles et pour moins de 6000 € en logements collectifs. Ces études témoignent de la possibilité de réaliser des travaux d’amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments peu contraignants, à un coût abordable pour les ménages et permettant des économies d’énergie immédiates de plus de 40%. Autant d’atouts convaincants pour réaliser les objectifs ambitieux de la transition énergétique au niveau national.

Afin de partager plus largement les échanges issus de la table ronde « Comment rénover efficacement 500 000 logements par an ? », les principaux temps forts de cet événement seront repris en vidéo sur le site d’Energies et Avenir au cours du premier trimestre 2013.


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Aggravation prévue de la pointe électrique dans les années à venir : privilégiez dès à présent la boucle à eau chaude !

En raison des températures assez douces du début de l’hiver, le phénomène de la pointe électrique saisonnière n’a pas été un sujet phare de l’actualité en fin d’année 2012 et le dernier record datant du 8 février 2012, avec un pic de consommation de 101 MW, n’a pas été franchi. Pour autant, la pointe électrique saisonnière reste une préoccupation majeure dans la mesure où la France doit faire face depuis plusieurs années à ce problème sans cesse croissant, qui, d’une part, fragilise le réseau électrique français et, d’autre part, conduit à des importations massives d’électricité fortement carbonée. Ainsi, en dix ans, le pic de consommation a augmenté de 25% et la France est déficitaire en matière de production électrique depuis cinq ans (source Rapport Percebois). Une situation qui risque de se détériorer. En effet, selon le schéma décennal 2012 de RTE, publié en novembre 2012, le gestionnaire du réseau français et ses homologues européens prévoient « une aggravation du déficit de la puissance nécessaire à la pointe à l’horizon 2017 de 2,1 GW ».

En France, lorsque la température baisse de 1 degré, la demande croît en moyenne de 2 300 MW, alors qu'en Angleterre, par exemple, elle n’augmente que de 600 MW (source RTE). Cette thermosensibilité du réseau électrique français est due en grande partie au développement du chauffage électrique par effet joule en construction neuve lors de la dernière décennie. Ce problème ne peut d’ailleurs être résolu par le recours aux énergies renouvelables dont la production d’électricité (photovoltaïque ou éolien) ne coïncide pas avec les appels de puissance électriques.

Les pointes électriques saisonnières ont également un coût pour l’utilisateur et la collectivité qui devront au final supporter les dépenses des travaux liées au renforcement des nouvelles installations de capacité électrique, réalisés par les entreprises en charge des réseaux. A cet égard, une étude de décembre 2010 de l’association AMORCE, qui regroupe les représentants des collectivités locales, démontre que l’installation d’un équipement supplémentaire de chauffage électrique génère un coût moyen de renforcement de 1000 €. De fait, l’aggravation du phénomène annoncée par RTE pour les prochaines années nous demande de réfléchir aux alternatives existantes.

Il est en effet déjà possible de limiter le phénomène de la pointe électrique, de contribuer à son effacement et de réduire ainsi les émissions de gaz à effet de serre liées aux surplus de production électrique nécessaire pour éviter les risques de « black-out ». Plusieurs solutions s’offrent à nous qui passent en particulier par la promotion de la boucle à eau chaude, système évolutif et multi-énergies, capable d’intégrer toutes les énergies renouvelables : privilégier l’installation de systèmes de chauffage à eau chaude dans le neuf, remplacer les anciens équipements de chauffage pour installer des systèmes plus efficaces et plus performants, développer les raccordements aux réseaux de chaleur et déployer des systèmes hybrides de chauffage utilisant plusieurs sources d’énergies et permettant de bénéficier du meilleur rendement énergétique de chaque technologie. 

In fine, le chauffage à eau chaude est la première alternative à l’effacement des pointes électriques saisonnières et contribue ainsi au rééquilibrage du mix énergétique français, s’inscrivant donc pleinement dans le débat national sur la transition énergétique.

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2013, année clé pour l’efficacité énergétique des bâtiments 

L’amélioration de la performance énergétique des bâtiments, secteur à l’origine en France de 44% des consommations d’énergie (source CESE) et de 25% des émissions de gaz à effet de serre, sera au cœur de cette année 2013.

Tout d’abord, avec la généralisation de la RT 2012, entrée en vigueur le 1er janvier 2013 pour le résidentiel neuf. La filière de la boucle à eau chaude devra toutefois rester vigilante ; plusieurs voix s’élèvent en effet actuellement pour demander une révision de la réglementation thermique. La RT 2012 constitue pourtant une avancée majeure pour la prise en compte de l’énergie primaire dans la conception de bâtiments durables, en permettant de limiter réellement les consommations énergétiques, tout en garantissant un meilleur confort d’été dans les bâtiments non climatisés. Les solutions de chauffage proposées par la boucle à eau chaude ont ici toutes leur place, notamment en raison de leur potentiel en termes de confort, de flexibilité et d’évolutivité. L’année 2013 nous amènera également à considérer l’après RT 2012, avec la préparation de la RT 2020 et la poursuite des réflexions au sein du groupe de travail du Plan Bâtiment Durable, « RBR 2020 », qui formulera des propositions pour la généralisation des bâtiments à énergie positive (BEPOS).

L’année 2013 verra également la concrétisation du débat national sur la transition énergétique avec le dépôt au Parlement, prévu au mois d’octobre, d’un projet de loi de programmation énergétique. Energies et Avenir restera force de proposition tout au long du débat, notamment pour accompagner les pouvoirs publics dans l’élaboration de recommandations en matière de rénovation énergétique des bâtiments, qui « sera l’une des grandes priorités du quinquennat », et de propositions pour le financement de cette transition énergétique, qui doit passer nécessairement, selon Energies et Avenir, par des incitations fiscales pérennes, utilisables et lisibles dans la durée.

Enfin, au 1er janvier 2014, l’éco-conditionnalité entrera en vigueur. Mesure décidée en novembre 2011, elle prévoit désormais que seuls les artisans titulaires d’un des signes énoncés par la Charte d’engagements « RGE » (Reconnu Grenelle de l’Environnement) pourront faire bénéficier les particuliers de l’assurance de l’obtention d’aides fiscales, à l’image du CIDD et de l’éco-PTZ. Cette réglementation devrait impacter considérablement la filière du bâtiment. Energies et Avenir, en lien avec sa mission d’accompagnement des professionnels de la filière de la boucle à eau chaude, suivra attentivement les discussions relatives à l’application de cette disposition. 

L’année 2013 sera donc une année décisive pour l’avenir du bâtiment. Par conséquent, la valorisation de systèmes de chauffage performants, à l’image de la boucle à eau chaude, sera déterminante pour atteindre les objectifs fixés en matière d’efficacité énergétique et réaliser la transition énergétique.


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