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Juin 2012


Énergies et Avenir fait campagne pour les bénéfices de la boucle à eau chaude


A l’occasion de la campagne présidentielle 2012, les membres de l’association Energies et Avenir se sont mobilisés afin de mettre en avant les avantages offerts par le système de la boucle à eau chaude. Présent dans les deux tiers des bâtiments existants, le système de la boucle à eau chaude offre des bénéfices tant environnementaux qu’économiques pour contribuer à l’amélioration de l’efficacité énergétique de l’habitat et qui s’inscrivent autour de 5 axes essentiels :

  • Choisir des travaux immédiatement rentables qui n’obèrent pas les futurs travaux. Il faut en effet promouvoir et faciliter les travaux d'amélioration de l'efficacité énergétique les plus performants et rapidement rentables comme le remplacement de chaudières anciennes ou l’installation de systèmes de régulation et de programmation du chauffage.
  • Créer des emplois en accélérant le remplacement des 15 millions de chaudières existantes. Chaque point d’accélération du rythme de renouvellement annuel, soit 150 000 installations de plus par an, permet de créer 2 000 emplois supplémentaires chaque année, soit 10 000 emplois en cinq ans. Pour l’essentiel, il s’agit d’emplois locaux (installation, distribution, exploitation/maintenance), à forte valeur ajoutée et technicité, à tous niveaux de qualification et facilitant l’insertion rapide des jeunes grâce à l’alternance.
  • Redonner du pouvoir d'achat aux ménages en permettant des économies immédiates sur la facture énergétique. Une maintenance périodique de la chaudière permet, par exemple, d’économiser jusqu’à 10% sur la facture énergétique annuelle (150 € en moyenne). Avec un investissement raisonnable, de 4 000 € à 8 000 €, il est possible d’économiser jusqu’à 750 € par an.
  • Protéger les ménages contre la précarité énergétique. Les membres d’Energies et Avenir, au travers de leurs adhérents et de leurs organisations, sont engagés dans le programme “Habiter Mieux” de l’ANAH (Agence nationale de l’habitat), dont l’objectif est de réduire d’au moins 25% la facture énergétique des logements concernés d'ici 2017. La rénovation du système de chauffage sur une boucle à eau chaude permet d’atteindre cet objectif. Sur les 7 000 opérations réalisées cette année dans le cadre de ce programme, un gain de la performance énergétique du logement de 39% a été constaté en moyenne, grâce notamment à des changements de chaudière par un modèle plus performant et à l’isolation des combles.
  • Contribuer à l'effacement des pointes électriques saisonnières en se substituant au chauffage électrique qui s'était généralisé dans la construction neuve. La boucle à eau chaude peut contribuer à effacer en tout ou partie le phénomène des pointes électriques saisonnières et ainsi à réduire les émissions de CO2 en rééquilibrant le mix énergétique de la France et en évitant de recourir à des moyens de production centralisés d’électricité fortement émetteurs de CO2 ou à l’importation d’électricité carbonée en provenance des autres pays européens.


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Énergies et Avenir présente une analyse comparative des différentes méthodes de calcul du contenu CO2 de l’électricité pour le chauffage

Si les contenus « carbone » ou « CO2 »  sont disponibles pour les énergies traditionnelles comme le gaz naturel, le propane, le charbon ou le fioul, ainsi que pour les réseaux de chauffage urbain, celui de l’électricité consommée en France demeure une source régulière de débats car la part de chacun des modes de production d’électricité consommée sur le territoire (nucléaire, hydraulique, thermique, ENR) varie continuellement en fonction des différents usages, sur un rythme journalier ou saisonnier. De surcroit, l’introduction significative de sources intermittentes d’énergie d’origine renouvelable (photovoltaïque et éolien) et les importations d’électricité fortement carbonées notamment au moment des pointes hivernales viennent renforcer la complexité du sujet.

Aujourd’hui, la valeur la plus répandue, et souvent utilisée pour chiffrer le contenu en CO2 de l’électricité pour le chauffage en France, est issue d’une méthode dite d’évaluation moyenne saisonnière ; elle est de 180 grammes par kilowattheure (g/kWh) (source EDF-ADEME 2005). Pourtant, d’autres méthodes qui permettent de coupler les évolutions de la demande d’électricité et du parc de production, donnent des valeurs qui peuvent atteindre jusqu’à 700 g CO2/kWh (source ADEME – RTE 2007).

Pour autant, s’il existe différentes méthodes de calcul, aucune ne peut être considérée comme bonne ou mauvaise. Pour être pertinente, chacune doit être utilisée en fonction du contexte et de la question ou du problème qui est posé. L’analyse publiée par Énergies et Avenir a ainsi pour objectifs de dresser un inventaire des différentes méthodes de calcul du contenu CO2 de l’électricité destinée notamment au chauffage, d’en faire une analyse critique en pointant leurs avantages et leurs limites et d’identifier les méthodes adaptées à chacune des problématiques posées.

Pour Énergies et Avenir, il ressort de cette analyse réalisée par le cabinet Ecoeff, qu’une méthode « moyenne » est plus adaptée pour réaliser des bilans sur des installations existantes, et, qu’une méthode « marginale » est plus pertinente dès lors qu’il s’agit d’établir un plan d’action qui préconise la modification, la création voire la suppression d’installations et pour lequel l’impact futur de ces décisions sur les émissions de gaz à effet de serre doit être évalué. Disons le clairement, les émissions de CO2 passées de l’électricité ne permettent pas de prévoir les émissions de CO2 futures. Il est nécessaire pour cela d’intégrer l’évolution du parc de production et sa réponse à une modification de la demande d’électricité que celle-ci s’accroisse, comme les scénarios tendanciels le prévoient, ou diminue, comme les objectifs du Grenelle le laissent penser. A défaut, une décision d’investissement ou de travaux, qui aurait pu être pertinente compte tenu des émissions passées de CO2 de l’électricité, pourrait bien conduire à des résultats  contraires à ceux escomptés.

Au-delà du chauffage, notre pays devra faire face à un besoin accru en électricité pour répondre à de nouveaux besoins, à l’image du développement futur des véhicules électriques, qui auront aussi un impact fort sur la demande. Énergies et Avenir souhaite que cette étude apporte une base constructive pour accompagner la réflexion des pouvoirs publics ainsi qu’un éclairage pertinent au débat.

Pour télécharger l’étude, veuillez cliquer ici.

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Livre blanc Énergies et Avenir : Le chauffage aujourd’hui et demain


Dans le prolongement de la table-ronde organisée par Énergies et Avenir lors du dernier trimestre 2011, l’association vient de publier un livre blanc intitulé « Le chauffage aujourd’hui et demain ». Cette publication recueille les visions respectives de plusieurs experts sur le potentiel d’économies d’énergie du parc immobilier existant et sur les enjeux de la construction des habitats durables de demain.

Celles-ci permettent de dresser un état des lieux du marché et de réfléchir aux orientations à suivre en tenant compte des aspects aussi bien thermiques, environnementaux que sanitaires. Cette publication offre également une vision précise des atouts du système de la boucle à eau chaude dans la rénovation et l’amélioration de la performance énergétique des bâtiments.

Face à des objectifs ambitieux et dans un contexte économique tendu, il parait essentiel de se concentrer sur les meilleures technologies disponibles pour accroître l’efficacité énergétique et réduire les émissions de gaz à effet de serre en intégrant les énergies renouvelables. Dans ce contexte, le système de chauffage à eau chaude bénéficie d’une position privilégiée puisqu’il est, par nature, le plus à même d’accueillir simplement les nouvelles technologies et les innovations présentes et futures du marché, quelle que soit l’énergie utilisée.

En France, si le marché de la rénovation a dépassé celui de la construction neuve, la dynamique espérée n’est pourtant pas encore complètement au rendez-vous. Ainsi, différentes orientations doivent être envisagées afin d’atteindre les objectifs à horizon 2020. Un changement profond de comportements de la part des utilisateurs est tout d’abord nécessaire. Il est aussi primordial de prendre en compte l’évolution des besoins énergétiques de la société.

Il est urgent de mieux orchestrer l’ensemble en s’appuyant sur une réglementation adaptée, en trouvant des leviers de financement efficaces, s’inscrivant sur le long terme, et en adoptant une approche étape par étape, permettant de hiérarchiser les travaux en maîtrisant les différents budgets.

Les artisans se sont déjà pleinement engagés dans une démarche d’efficacité énergétique. Mais la dynamique s’essouffle et il est indispensable de réfléchir à une refonte de l’offre qui doit être plus claire et plus simple à appréhender pour les ménages.   
En matière de construction neuve, la généralisation des bâtiments basse consommation est sans conteste un atout pour l’atteinte des objectifs. Côté système, le calendrier des innovations technologiques attendues montre la voie vers des équipements polyvalents, s’appuyant sur la boucle à eau chaude, et offrant un fort potentiel en termes de gain de performance.

Cependant, c’est en croisant l’ensemble des aspects liés aux systèmes, au bâtiment et au comportement des utilisateurs que l’on saura mettre en œuvre les bonnes solutions au bon endroit pour un avenir plus durable.

La notion de confort thermique et sanitaire des bâtiments BBC pose également questions. Si leur comportement thermique a peu de conséquences négatives sur le confort d’hiver, il est indispensable que des précautions soient prises, en été, compte-tenu du fort niveau d’isolation, pour garantir la maîtrise des apports solaires, l’inertie des matériaux et une bonne ventilation.

La qualité sanitaire des bâtiments est, enfin, un enjeu encore trop sous-estimé, parfois, limité à la notion de confort. Elle n’est pas prise en compte à la hauteur de ses conséquences et nécessite une approche globale incluant l’hygrométrie, le renouvellement de l’air, la lumière et l’acoustique.

Pour télécharger le livre blanc, veuillez cliquer ici

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