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Energies et Avenir publie un Panorama européen des systèmes de chauffage

Après une année de débats publics et de concertations, la France légifère pour mettre en œuvre les grandes orientations du « Grenelle de l’Environnement ». Par ailleurs, l’un des enjeux de la Présidence française de l’Union européenne est notamment de trouver un consensus autour du Paquet Energie-Climat. Et la France vient de présenter son « plan national de développement des énergies renouvelables » dont l’objectif est d’être en cohérence avec les dispositifs européens.

A l’heure où les objectifs européens de réduction d’émissions de gaz à effet de serre convergent et trouvent une traduction concrète dans les politiques nationales, il existe encore des différences entre les politiques énergétiques des pays européens.

Pour comprendre les enjeux et les disparités existants au sein de l’Union européenne, Energies et Avenir s’est penché sur la situation du chauffage en Europe et vient de publier un Panorama de celle-ci. Ce Panorama européen révèle que malgré une volonté de rapprochement des politiques nationales, les parcs et marchés de systèmes de chauffage sont encore d’une grande diversité. En Europe, près de 80% des quelques 200 millions de logements sont équipés d’un système de chauffage organisé. Celui-ci figure parmi les premiers postes d’économie d’énergie et de réduction des émissions de gaz à effet de serre en Europe.

Au regard de ce Panorama européen des systèmes de chauffage, il est important de constater qu’il existe un éventail de solutions adaptées à la diversité des territoires, grâce au développement des énergies renouvelables et des systèmes de chauffage qui offrent une performance accrue, notamment basée sur le système à eau chaude.

De nouvelles technologies pour le chauffage individuel ou collectif connaissent un essor rapide en Europe : le solaire, les pompes à chaleur, les chaudières à condensation, la géothermie ainsi que les chaudières à bois ou biomasse. Ces technologies performantes sont majoritairement compatibles avec le système de la boucle à eau chaude. Il est donc impératif de conserver un parc de logements compatible avec ces systèmes permettant des économies d’énergie et d’émissions de CO2. En 2007, l’ensemble de ces solutions représentait 56% des ventes de générateurs de chauffage à eau chaude en Europe, contre seulement 33% en France.

Les incitations mises en place dans différents pays européens, dont la France, démontrent que pour augmenter la part des produits performants et des comportements vertueux, il est nécessaire de faire bénéficier les nouvelles technologies d’incitations financières et réglementaires importantes.

La France connaît un développement très important du chauffage électrique direct. Cette spécificité s’illustre par un taux d’équipement en chauffage électrique quatre fois supérieur à la moyenne européenne. De plus, ce taux atteint plus de 60% dans la construction neuve. Ce phénomène, unique en Europe, est justifié par l’hypothèse erronée selon laquelle l’électricité consommée pour le chauffage est faiblement émettrice de CO2. Or, la production nucléaire ne suffit pas à faire face aux pointes de demandes d’électricité en hiver, assurées par des centrales électriques émettant de grandes quantités de CO2.

Dans le cadre de la mise en place du Grenelle de l’environnement et des réglementations à venir, Energies et Avenir souhaite que la France ne s’engage pas dans une voie énergétique irréversible. Pour cela, l’association propose :

- de développer l’utilisation des énergies renouvelables à travers l’implantation du chauffage à eau chaude dans les bâtiments neufs ou leur modernisation dans le parc existant.

- de porter la part des systèmes de chauffage à eau chaude à 50% de la construction neuve dans les trois prochaines années, pour éviter les pics de consommation électrique hivernale responsables de fortes augmentations d’émissions de CO2. Notamment en favorisant un soutien financier à l’installation de solutions vertueuses et performantes dans les bâtiments neufs, particulièrement des chaudières à condensation associées au solaire thermique.

- de généraliser dans le parc de logements existants la maintenance et la modernisation des équipements pour réduire de 25 à 30% les émissions de CO2. Dans ce but, il est nécessaire d’améliorer les Diagnostics de Performance Energétique, en augmentant les compétences thermiques des diagnostiqueurs, en rendant obligatoire un entretien annuel global du système de chauffage, ainsi qu’en favorisant l’accès aux aides fiscales.

- de mettre en place un Observatoire des émissions de CO2 par énergie et par usage afin que les décisions de réduction de consommation des gaz à effet de serre soient basées sur des valeurs objectives. Cet indicateur équitable d’évaluation des émissions de CO2 devra être actualisé à la vue du mix énergétique annuel et guidera les politiques publiques.

Vous pouvez télécharger l'étude en cliquant ici

Energies et Avenir

www.energies-avenir.fr


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