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Le Grenelle de l’Environnement avance sur les propositions d’Energies et Avenir

 

Un certain nombre de parties prenantes du Grenelle de l’Environnement ont conscience des avantages qu’offrent les systèmes de chauffage central dans les problématiques de réduction de consommation énergétique des bâtiments.

Ainsi, dans une interview accordée au Parisien, Chantal JOUANNO, présidente de l’ADEME, constate qu’« Avec de gros travaux notamment d’isolation extérieure des murs, on peut diminuer jusqu’à 70% sa consommation d’énergie. L’investissement est alors très élevé : environ 60 000 euros pour une maison de 100 m2. Mais en commençant simplement par modifier son système de chauffage, on peut faire déjà beaucoup d’économies (…) Si vous remplacez votre chaudière au fioul par une à condensation, c’est 31% de réduction sur votre facture ».

Cette évolution des perceptions des acteurs du Grenelle est essentielle pour Energies et Avenir qui, en vue du projet de loi du printemps 2008, a contribué aux travaux des comités opérationnels « Bâtiments neufs et existants » et « Rénovation des bâtiments existants » auprès desquels l’association a défendu la notion de chauffage durable, incarnée par la boucle à eau chaude, qui répond aux contraintes énergétiques et environnementales actuelles que l’on va mettre en place dans les bâtiments neufs ou existants.

Dans ce cadre, l’association a notamment insisté sur un certain nombre de mesures qui lui semblaient essentielles :
- Des mécanismes équitables d’aide et d’incitation à la rénovation et à l’installation de systèmes plus vertueux concernant la performance énergétique des bâtiments. Par exemple, le crédit d’impôt de 50% à l’installation de chaudière à condensation devrait être étendu aux bâtiments neufs, selon Energies et Avenir, puisque les pompes à chaleur, dont les performances en terme d’énergie primaire sont identiques, en bénéficient. L’association défend également l’extension des aides fiscales aux bailleurs et aux résidences secondaires dans l’existant.
- Une harmonisation et une simplification des labels existants  dans la construction neuve, en adéquation avec l’offre et le calendrier technologique, ainsi que la nécessité d’établir une distinction claire entre les objectifs facultatifs des labels et les seuils réglementaires.  
- Des méthodes fiables d’évaluation et de comparaison des systèmes de chauffage : L’expression des consommations en énergie primaire reste la plus pertinente. L’amélioration de la qualité du DPE, notamment au niveau des méthodes de calcul sur lesquelles il est fondé et au niveau des préconisations auxquelles il donne lieu reste une nécessité pour garantir sa pertinence.
- Un Observatoire des émissions de CO2 pour chaque énergie et par usage afin, notamment, de fonder l’action collective sur un indicateur objectif, actualisé et public. Cette instance pourrait trouver sa place dans l’Observatoire de la performance énergétique des bâtiments proposé au ministre dans le rapport du comité présidé par Philippe PELLETIER consacré à la « Rénovation des bâtiments existants ».

Ces propositions pourront être soutenues et reprises par le Parlement au moment des débats sur le projet de loi d’ici l’été.

Retrouvez les propositions d’Energies et Avenir en cliquant sur ce lien 

Le Diagnostic de Performance Energétique : un outil reconnu mais perfectible :

- Vous avez dernièrement communiqué les résultats d’une étude menée auprès de nouveaux propriétaires ayant reçu les premiers Diagnostics de Performance Energétique (DPE), quels en sont les principaux enseignements ?
Hervé Thelinge, président d’Energies et Avenir : « Notre association a tiré trois enseignements principaux de cette étude. Le premier est que le DPE est rapidement devenu un document reconnu aux yeux des particuliers, ce qui est plutôt encourageant, puisqu’ils le jugent respectivement clair et fiable à 84 et 74%. Le second est que les recommandations actuelles du DPE n’accordent pas la même place à toutes les solutions d’amélioration énergétique, ce qui risque de peser sur sa crédibilité future. Enfin, nous avons remarqué que les acquéreurs d’une maison équipée d’un système de chauffage à eau chaude semblaient les plus sensibles à la problématique d’amélioration énergétique. »

Hervé THELINGE présente 
l’étude DPE à Interclima
   

- Que dire de plus sur cette sensibilité des propriétaires équipés de chauffage à eau chaude?
H.T : « Tout simplement que nous nous somme rendus compte que les propriétaires d’une maison équipée de chauffage central à eau chaude mémorisaient mieux  les recommandations du DPE que les autres (85 et 90% pour le fioul / gaz, contre 73% pour ceux chauffés à l’électricité). Par ailleurs, ils reçoivent pratiquement autant de recommandations sur l’isolation que les détenteurs de chauffage électrique, auxquelles s’ajoutent des conseils sur leur système de chauffage et d’eau chaude sanitaire, comme la modernisation de ces équipements et leur maintenance. Par conséquent, ils ont davantage de leviers pour améliorer la performance énergétique de leur logement et sont donc plus incités à réaliser des travaux, d’autant que les systèmes de chauffage à eau chaude sont les meilleurs vecteurs des énergies renouvelables. (ENR) ».

- On discute beaucoup de la qualité et de l’efficacité des DPE eux-mêmes, qu’est ce que cette étude vous a appris sur le sujet ?
H.T : « En fait, nous avons constaté que 53% des propriétaires estimaient que le DPE avait amélioré leur degré d’information sur le chauffage et l’isolation de leur nouveau logement même si, au final, une petite moitié des nouveaux propriétaires seulement (47%) s’était dite incitée à envisager des travaux, ce qui est encore insuffisant. Ce passage à l’acte, encore minoritaire, montre combien les aides fiscales, mentionnées comme importantes dans la décision de suivre les recommandations du DPE par 4 acquéreurs sur 10, sont essentielles.
Sur la nature des recommandations à proprement parler, l’isolation est arrivée largement en tête des recommandations citées par les particuliers (80% des personnes interrogées), suivies par les ENR (28%), puis les différentes recommandations sur le système de chauffage (régulation 24%, remplacement 21%, entretien / maintenance 18%) et les systèmes d’eau chaude sanitaire (13%). Ce que nous regrettons, c’est que l’isolation constitue une recommandation unique dans 35% des cas où elle a été citée, ce qui laisse à penser que les diagnostics actuels sont limités ou insuffisamment exploités. Un tel constat souligne bien la nécessité d’améliorer les méthodes d’évaluation du diagnostic, ce qui a fait l’objet de l’une de nos propositions dans nos contribution aux comités opérationnels du Grenelle concernés par les problématiques des bâtiments neufs et existant. »

Retrouvez les résultats de l’étude en cliquant sur ce lien

Retrouvez plus d'informations sur www.energies-avenir.fr

Energies et Avenir

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