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Café-débat du 11 janvier 2017

« Le vrai contenu carbone des énergies »

Le mercredi 11 janvier 2017, l’association Energies & Avenir, représentant l’ensemble des professionnels des systèmes à eau chaude pour le chauffage et l’eau chaude sanitaire, a organisé son premier petit-déjeuner débat de l’année sur le thème « Le vrai contenu carbone des énergies ».

La table ronde était animée par Nathalie CROISE, journaliste spécialisée green business, et a réuni trois intervenants :

·         Patrice HENNIG, porte-parole d’Energies & Avenir

·         Benjamin HAAS, chef de projet au Centre de Recherche et Innovation Gaz et Energies Nouvelles (CRIGEN)

·         Mohamed ABDELMOUMENE, porte-parole d’Energies & Avenir

La ratification de l’Accord de Paris, la promulgation de la loi de transition énergétique et la publication de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie traduisent une volonté internationale et nationale de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) sur le long terme.

Aujourd’hui, le bâtiment, représentant 20% des émissions de GES, joue un rôle central dans cet objectif de réduction. L’évolution de la réglementation environnementale rend donc indispensable l’évaluation des émissions de GES émis par ce secteur. Energies & Avenir a ainsi présenté sa dernière étude, « Le contenu CO2 des énergies : pour les bâtiments à haute performance énergétique et environnementale ». Elle vise à analyser l’impact sur le parc de production énergétique d’un choix d’investissement à court terme et à horizon 2030.

La réduction des émissions des GES: un enjeu et un défi politique planétaire

En introduction, Patrice HENNIG a affirmé l’importance de la réduction des émissions de GES qualifiant cette dernière de « défi planétaire pour lequel nous sommes tous concernés et acteurs ».

Le cadre législatif et réglementaire français tente d’apporter une réponse aux objectifs de réduction des émissions de GES notamment avec la loi de transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) qui fixe une réduction de 40% des émissions de GES d’ici 2030 par rapport à 1990.

Pour répondre à cet objectif, la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique de production français devra passer de 15% à l’heure actuelle, à 20% d’ici 2020. De même, la production d’électricité nucléaire devra diminuer de 75 à 50% d’ici 2025.

Premier concerné par la fixation de tels objectifs, le secteur du bâtiment puisqu’il représente, à lui seul, 45% de la consommation d’énergie.

L’accent a été mis sur le besoin d’évaluer de manière plus précise les impacts des politiques publiques énergétiques sur la consommation énergétique des ménages et la réduction des émissions de GES. Le premier gage de qualité d’une politique publique énergétique réside dans la connaissance précise et consensuelle du contenu carbone d’une consommation additionnelle d’énergie.

L’étude publiée et présentée par Energies & Avenir durant ce débat apporte un début de réponse à cette question.

La grande inconnue : le contenu CO2 de l’électricité

Les intervenants sont également revenus sur la problématique carbone du secteur du bâtiment et, plus précisément, sur les débuts de l’expérimentation du label E+/C- mesurant l’impact environnemental et énergétique des constructions neuves. Il comptabilise les émissions de GES pour la construction, l’exploitation et la déconstruction de nouveaux bâtiments, s’ajoutant ainsi à la dimension énergie déjà prise en compte par la réglementation thermique de 2012.

Dans le contexte de cette future réglementation, Energies & Avenir a décidé de publier une étude « Le contenu CO2 des énergies : pour les bâtiments à haute performance énergétique et environnementale ». Elle propose de définir un contenu carbone réaliste de l’électricité, pour un « usage chauffage », afin que les décisions publiques soient prises en pleine connaissance de cause. L’énergie principalement concernée par l’étude est l’électricité. En effet, bien que sa consommation n’entraine pas d’émissions de CO2, ses modes de production, eux, sont parfois très carbonés, notamment lors des pics de consommation demandant une ressource supplémentaire avec une forte réactivité.

Or, dans un scénario de développement massif des systèmes de chauffage électrique, le problème est de choisir la méthode d’évaluation du contenu carbone de cette demande additionnelle. En effet l’analyse des impacts d’une demande additionnelle doit être précise et spécifique et ne peut donc se faire par le biais d’un calcul moyen.

Face à la redéfinition du mix énergétique français : l’importance de la méthode marginale en cas de variation de la demande en électricité

Une variation de la demande en électricité a un impact réel sur les émissions de GES. En effet, une baisse de 6% de la demande en électricité entraine une diminution de 40% des émissions de GES. Aussi, il est essentiel d’opter pour une méthode de calcul permettant de connaître la quantité de CO2 émis pour chaque kWh d’électricité supplémentaire généré1.

L’approche marginale permet de calculer la quantité d’émissions de GES résultant d’une variation à la hausse ou à la baisse de la demande en électricité. Concrètement, la méthode permet d’identifier précisément le mode de production mobilisé pour subvenir à une demande supplémentaire.

Plusieurs moyens de production permettent de répondre à ces variations de demande qui dépendent de plusieurs facteurs (saison, température extérieure, heure de la journée). Néanmoins, certaines sources de production renouvelables sont fatales. Ces modes de productions dépendent de facteurs externes, comme la pluviométrie et l’ensoleillement, et leur production annuelle n’est pas impactée par une variation à la hausse ou à la baisse de la demande.

De même, la production nucléaire ne permet pas de répondre à une variation rapide à la hausse de la demande en électricité. Seules les demandes supplémentaires anticipées peuvent être satisfaites. Le potentiel de production du nucléaire en réponse à une variation de la demande reste donc limité.

Aussi, l’utilisation de la méthode de calcul marginal démontre que la demande additionnelle en électricité est assurée la plupart du temps par des moyens thermiques, soit en France, soit via des importations de pays voisins. En effet, le résultat de ce calcul avoisine systématiquement les 400gCO2éq/kWh.

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