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Presse

4 avril 2017

Les propositions d’Energies et Avenir

pour le prochain quinquennat

 

L’association Energies et Avenir, regroupant l'ensemble des professions de la filière du chauffage à eau chaude, est pleinement engagée en faveur de la réussite de la transition énergétique et souhaite présenter aux décideurs, dans le cadre des élections présidentielles, ses propositions concrètes pour faire face aux enjeux actuels et futurs du secteur du bâtiment.

 

Le contexte international et national, marqué par la ratification de l’Accord de Paris, la promulgation de la Loi de Transition Energétique pour la Croissance Verte (LTECV) et la publication de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie, reflète la prise d’engagements forts et concrets permettant la définition d’un cadre législatif et règlementaire contraignant en matière de réduction des émissions de CO2.

 

Le secteur du bâtiment constitue un véritable levier pour parvenir aux objectifs de réduction des émissions de CO2 et à la réalisation d’économies d’énergie. En effet, il est responsable de 45% de l’énergie consommée et 25% des émissions de CO2. Ses impacts économiques, sociaux et environnementaux sur la transition énergétique et la croissance économique font du bâtiment une priorité majeure pour le prochain quinquennat.

 

Pour faire face aux grands défis de la transition énergétique et relancer le secteur, Energies et Avenir propose un certain nombre de solutions réconciliant économie et écologie :

 

      I.        Réussir la transition énergétique en misant sur les atouts du chauffage à eau chaude – seul système de chauffage permettant d’accueillir toutes  les énergies, traditionnelles comme renouvelables, et contribuant ainsi à l’équilibre du mix énergétique et à la réduction des émissions de CO2.

 

     II.        Mettre en place un observatoire du CO2 afin d’évaluer les mesures d’efficacité énergétique dans les bâtiments et ses conséquences sur les émissions de CO2. Un tel observatoire permettrait d’imposer efficacement, dans les futures règlementations pour la construction neuve, des objectifs de résultats en énergie primaire et en émissions de gaz à effet de serre (GES) prenant en compte les conséquences d’une évolution de la consommation ou de la production d’énergie.

 

    III.        Informer le consommateur des bénéfices du chauffage durable et inciter aux travaux de rénovation, en communiquant largement auprès du grand public sur les aides fiscales pour ces travaux permettant d’obtenir de 40 à 60% d’économies d’énergies.

 

   IV.        Soutenir  l’entretien de l’ensemble du parc français et le remplacement des équipements vétustes, souvent obsolètes, (3 millions de chaudières ayant plus de 20 ans), afin de réduire les consommations d’énergies et les émissions des GES, en adaptant les aides au travers du dispositif des Certificats d’Economies d’Energie (CEE) et du Crédit d’Impôt pour la Transition Energétique (CITE).

 

    V.        Favoriser l’installation d’équipements performants et fixer un objectif ambitieux de 50 000 systèmes hybrides installés par an dès 2020. Les systèmes hybrides utilisent plusieurs sources d’énergie et permettent de valoriser le meilleur rendement énergétique de chaque technologie, et de réduire la pointe d’électricité saisonnière.

 

Pour plus d’informations et pour télécharger la plaquette présentant de manière détaillée les propositions de l’association, rendez-vous sur le site Internetd’Energies et Avenir.

 

Contact presse :

Cohn & Wolfe pour Energies et Avenir

Geoffroy COURSIER - 01 49 70 43 21 -  geoffroy.coursier@cohnwolfe.com


7 mars 2017

Contribution publique au projet de décret relatif aux certificats d'économies d'energie 

L’association Energies et Avenir, regroupant l’ensemble des professions de la filière du chauffage à eau chaude, suit attentivement les travaux préparatoires aux dispositifs de la quatrième période des CEE.

A ce titre, l’association vient de soumettre la contribution publique ci-dessous : 

1.       La cohérence des niveaux d’obligation en termes de précarité énergétique

Le décret présenté propose un objectif de 1600 TWhc, répartis en 1200 TWhc classiques et 400 TWhc précarité énergétique. En somme, il s’agit tout simplement d’un quasi doublement des niveaux d’obligation.

Le dernier rapport annuel de l’ONPE est sans appel : la précarité énergétique est de plus en plus prégnante en France et des mécanismes de soutien doivent être mis en place pour endiguer ce fléau touchant 1 français sur 5.

Les obligés ont évidemment un rôle à jouer dans la lutte contre la précarité énergétique. Seulement, ce problème, avant d’être énergétique, est principalement social et sociétal. Les obligés ne peuvent assumer seuls la lutte contre la précarité énergétique et ne peuvent assumer un doublement de leurs obligations d’une période à l’autre. L’opération « coup de pouce » ne répond pas à la demande des professionnels car elle ne concerne qu’une petite partie de la demande globale potentielle, les ménages en situation de précarité, et n’est prévue que sur une durée très limitée, jusqu’au 31 mars 2018.

Nous souhaitons également rappeler l’importance d’évaluer le coût qui serait associé à une hausse des objectifs. Ces coûts sont en effet répercutés aux consommateurs finals. Les ménages français devraient ainsi supporter une hausse de 1,5 à 2 % d’augmentation, assimilable à une taxe cachée sur la facture d’énergie. Cet impact sur la facture est aujourd’hui méconnu et devrait faire objet d’une évaluation objective des actions et des programmes.

2.       La revalorisation des systèmes thermiques

Ce quasi doublement des niveaux d’obligation, rend également urgente la revalorisation des systèmes thermiques comme les chaudières modernes. Rappelons ici qu’en terme d’efficacité énergétique, le remplacement d’une chaudière génère jusqu’à 35% d’économie d’énergie. Les chaudières modernes, à condensation, présentent en effet d’excellentes performances au sens du règlement européen n°811/2013.

Pour autant, le dispositif des CEE ne leur attribue que moins de 10% d’économie d’énergie en ne valorisant qu’au-delà du seuil de performance énergétique applicable à ces produits. Aussi, le dispositif actuel ne permet plus d’inciter les ménages à remplacer leur équipement vétuste alors que 5 millions de chaudières ont actuellement plus de 15 ans en France.

En conclusion nous rappelons que l’association Energies et Avenir souhaite que soit maintenu l’objectif de 1000 TWhc sur 3 ans mentionné par la PPE pour les obligations classiques : ce niveau permet, en effet, de concilier la volonté affichée par le Gouvernement d’accélérer la réalisation d’économies d’énergie, la capacité des acteurs à les réaliser de manière efficace et performante, et le pouvoir d’achat des consommateurs.

Concernant la précarité énergétique,  une augmentation prématurée de l’obligation aurait pour conséquence de déstabiliser la mise en place d’actions réelles d’efficacité énergétique. L’enjeu est trop important et les conséquences trop graves pour se permettre une telle accélération. En effet, en absence de retour d’expérience sur sa mise en œuvre et au regard des difficultés rencontrées par les acteurs concernant l’accès aux populations éligibles au dispositif (coûts, absence d’actions efficaces sur le diffus, difficultés d’identifications des ménages en situation de précarité), il est prématuré de fixer un nouvel objectif beaucoup plus ambitieux.  En conséquence, à ce jour, nous estimons qu’un objectif pour les CEE précarité de 225TWhc constitue un maximum pour la quatrième période. 


24 octobre 2016

La maintenance des installations de chauffage : premier acte des économies d’énergie

Malgré l’obligation règlementaire, 3 millions de chaudières ne sont pas entretenues en France


Dans le débat sur la rénovation énergétique des bâtiments, la question de la maintenance des équipements de chauffage est trop souvent oubliée. Or, malgré les gains de performance énergétique associés à la rénovation, le gain sur la facture dépendra toujours du comportement du consommateur.

A partir du constat que 3 millions de chaudières ne sont pas entretenues en France, l’association Energies et Avenir, a organisé le 19 octobre dernier un petit-déjeuner débat intitulé « la maintenance des installations de chauffage : premier acte des économies d'énergie».

Le débat, qui réunissait Philippe MEON, Président d’Energies et Avenir, Jean-François MARTY, vice-président de l’UECF et Roland BOUQUET, membre du bureau exécutif du SYNASAV, a permis de convenir qu’il est nécessaire de briser le mythe selon lequel « ça marche tout seul » en communiquant massivement auprès du particulier et de la filière.

Un constat saisissant : 3 millions de chaudières non entretenues en France

En introduction, Roland BOUQUET a présenté les résultats d’une enquête menée en 2015 par l’institut BVA et commandée par le SYNASAV. Portant sur un panel de plus de 2000 particuliers, les résultats montrent que 3 millions de chaudières ne sont pas entretenues en France alors même que l’arrêté du 15 septembre 2009 prévoit un entretien annuel des systèmes dont la puissance est comprise entre 4 et 400 kilowatts.

Le constat est d’autant plus amer, selon Roland BOUQUET, que l’entretien de ces 3 millions de chaudières représenterait la création de 6000 emplois, qui plus est non délocalisables.

Briser le mythe du « ça fonctionne tout seul »…

Un lien de causalité a rapidement été trouvé par les participants au débat entre l’absence d’entretien et le mythe du « ça fonctionne tout seul ».

Les intervenants l’ont tous affirmé, le bénéficiaire d’un contrat d’entretien peut profiter de l’entretien annuel de son installation, des conseils avisés d’un professionnel de la maintenance, et du déplacement gratuit d’un technicien en cas de panne. Comme le rappel le livret d’entretien d’Energies et Avenir, nombre de ces opérations ne sont pas couvertes par la garantie de l’appareil.


22 juin 2016

Philippe Méon, nouveau Président d'Energies et Avenir

Lors de son Conseil d'Administration, l'association Energies et Avenir, a élu Philippe Méon au poste de Président. Il succède à Hervé Thelinge qui occupait cette fonction depuis 2007. 

Philippe Méon déclare : « Le bâtiment est au cœur des enjeux de la transition énergétique et les systèmes de chauffage demeurent l’un des axes principaux en matière de réduction des consommations. Depuis de nombreuses années, Energies et Avenir contribue activement, grâce à ses nombreuses études, à démontrer la pertinence du système de chauffage à eau chaude qui offre à la fois évolutivité, performance et qui est capable d’accueillir, seul ou en complément, les énergies renouvelables. Avec plus de 300 000 emplois locaux non délocalisables, notre filière est également un acteur économique majeur mobilisé pour développer des solutions efficaces et garantes d’un mix-énergétique équilibré. Je suis fier de prendre la présidence d’Energies et Avenir et de contribuer ainsi au rayonnement du système de chauffage et d’eau chaude sanitaire auprès des professionnels et des pouvoirs publics. »

 

Diplômé de l’ESSCA, Expert-Comptable, Philippe Méon a débuté sa carrière dans un cabinet Brestois. En 1988, il rejoint la société Geminox en tant que Directeur administratif et financier. Il poursuit ensuite toute sa carrière dans le secteur de la thermique. En 1995, il est nommé Directeur Général de Geminox, alors filiale d’e.l.m. leblanc et elle-même rachetée par le groupe Bosch en 1996. En 2002, Philippe Méon est nommé Président d’e.l.m. Leblanc et devient ainsi responsable de l’ensemble des activités thermo-techniques du groupe Bosch en France jusqu’à la fin de sa carrière en février 2016. Il a également été trésorier d’UNICLIMA, Syndicat des Industries Thermiques, Aérauliques et Frigorifiques, pendant plusieurs années.  

Le Conseil d’Administration a également renouvelé Patrick Thevenard (Alliance Solutions Fioul) au poste de vice-président et Joël Pedessac (CFBP) comme trésorier de l’association.


7 octobre 2015

Énergies et Avenir présente sa roadmap technologique résidentielle 2015-2020
« Produits et systèmes énergétiques des marchés résidentiel, individuel et collectif, neuf et existant »

Au travers de sa roadmap technologique, l’association Énergies et Avenir, qui regroupe l’ensemble des professionnels des systèmes à eau chaude pour le chauffage et l’eau chaude sanitaire, propose aux pouvoirs publics et aux professionnels un état des lieux des systèmes et technologies actuels et futurs pour accompagner la mutation de la filière et les prises de décisions.


La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, récemment adoptée, fixe des objectifs ambitieux en matière de politique énergétique nationale à l’horizon 2050 avec, notamment, la division par quatre des émissions de gaz à effet de serre, et la réduction de 50% de la consommation énergétique. Ce dernier objectif représente, dès l’horizon 2020, un enjeu majeur pour le secteur du bâtiment résidentiel, individuel comme collectif.

Face à la grande variété des solutions techniques applicables au marché des systèmes de chauffage dans le secteur résidentiel, Energies et Avenir souhaite, au travers de cette roadmap technologique, proposer aux industriels et pouvoirs publics un outil simple et complet d’aide à la décision.

La roadmap technologique d’Energies et Avenir dresse ainsi un état des lieux des marchés et des technologies, applicables au secteur résidentiel, en 2015 et de leur évolution à l’horizon 2020.

Télécharger le communiqué de presse complet. 

Télécharger la Roadmap technologique résidentielle 2015-2020


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