Ce site utilise des cookies en vue d'améliorer votre expérience en ligne. En poursuivant votre navigation, vous acceptez que les cookies soient utilisés à des fins d'analyse, de pertinence et de publicité.
En savoir plusOK

Chaudières et pompes à chaleur : les matériels existants

Les performances des chaudières se sont considérablement améliorées depuis vingt ans. Des technologies avancées (basse température, condensation) offrent d’excellentes prestations du point de vue des rendements, du confort et de la réduction des émissions polluantes.

Les chaudières à énergie traditionnelle

La chaudière basse température
Avec une chaudière basse température fonctionnant au gaz naturel, GPL ou fioul domestique, l'eau qui alimente le réseau de chauffage central est chauffée à une température moyenne de 50 °C pour les chaudières d'ancienne génération. En fonctionnant à une température inférieure à celle d’une chaudière classique, elle offre une ambiance thermique plus agréable et permet de réaliser des économies avec des gains de consommation de l'ordre de 25 à 30% par rapport à une chaudière ancienne.
Lorsqu’elles alimentent un plancher chauffant basse température ou des radiateurs « chaleur douce », ces chaudières procurent une sensation de confort particulièrement agréable. Elles s’adaptent à des émetteurs de chaleur existants, même s’ils sont surdimensionnés, ce qui est fréquent. La chaudière basse température est un peu plus chère que le modèle standard mais moins que les chaudières à condensation.

La chaudière à condensation.
Cette chaudière, fonctionnant au gaz naturel, gaz GPL ou fioul domestique, améliore de 30 à 40% les performances des chaudières anciennes et de 15% en moyenne les performances des chaudières basses températures, tout en offrant le même confort à ses utilisateurs. Ces résultats s'expliquent par un mode de fonctionnement particulier : dans une chaudière classique, la chaleur contenue dans la vapeur d'eau des produits de combustion est rejetée vers l'extérieur. Une chaudière à condensation récupère de l'énergie en condensant cette vapeur d'eau. D'où une notable économie de combustible et moins d’émissions de gaz carbonique et d'oxydes d'azote. Il est nécessaire, pour leur installation, de prévoir le raccordement de l'évacuation des produits de condensation au réseau des eaux usées. Ces chaudières atteignent leurs performances optimales et procurent un grand confort quand elles sont combinées avec un plancher chauffant basse température et /ou des radiateurs «chaleur douce».

Les chaudières à ENR

Il existe aujourd’hui des chaudières fonctionnant avec des combustibles renouvelables.

Le solaire thermique. À l'échelle d'une habitation individuelle ou collective, il est possible d'installer un chauffe-eau solaire ou un chauffage solaire. Il s'agit de capteurs vitrés installés le plus souvent sur la toiture, dans lesquels circule un liquide caloporteur réchauffé par le rayonnement solaire, qui transmet ensuite la chaleur à un chauffe-eau et, éventuellement, à un plancher chauffant basse température. En France, ce procédé permet de couvrir, en moyenne, environ 50% des besoins en eau chaude, ou d'apporter éventuellement un complément de chauffage. Le solaire thermique est une énergie d’appoint. Il peut être complété par une solution externe ou intégrée dans le ballon.

Les chaudières à bois et biomasse. Le bois se présente aujourd’hui sous la forme de différents combustibles : bois bûche, briquette, bois déchiqueté, granulés, céréales, et peut-être utilisé dans différents types d’appareils : des chaudières, à chargement manuel (bûches et briquettes) ou automatique (granulés, bois déchiqueté, céréales) et ce que l’on appelle les appareils divisés tels que les poêles, les foyers fermés et les inserts. Certains peuvent fonctionner de manière automatisée avec un chargement en combustible espacé dans le temps : c’est le cas des poêles à granulés par exemple. Le bois de combustion a un contenu en gaz à effet de serre de 13 eqCO2/kWh.

L'agrocombustible est une énergie renouvelable issue de la fermentation des déchets organiques. Cette fermentation se produit naturellement (dans les marais) ou spontanément dans les décharges contenant des déchets organiques, mais on peut aussi la provoquer artificiellement pour traiter des boues d'épuration, des déchets organiques industriels ou agricoles (oléagineux type colza, tournesol), etc. Les agrocombustibles sont destinés à être incorporés ou à se substituer au fioul domestique et sont compatibles avec les systèmes de chauffage central dans les installations collectives, principalement, puisqu'ils peuvent être utilisés par combustion dans une chaudière ou en cogénération, pour produire à la fois de la chaleur et de l'électricité.

Les pompes à chaleur

La pompe à chaleur transfère la chaleur du milieu le plus froid (en le refroidissant encore) vers le milieu le plus chaud (en le chauffant) grâce à un compresseur qui consomme de l’électricité ou du gaz jusqu'à l'égalité des températures. Elle pompe des calories dans une source à température constante froide, mais d'une température néanmoins supérieure à celle du milieu extérieur (sol, nappes phréatiques, air extérieur), pour les réinjecter via une source chaude (un système de chauffage central par radiateur ou plancher chauffant, par exemple). Les performances de cet équipement sont très intéressantes, puisque, pour un kilowattheure d'énergie électrique consommé, il restitue trois à quatre kilowattheures de chaleur dans les bâtiments. Elle permet de diviser, en moyenne, par trois la consommation d’énergie nécessaire au chauffage.

Schéma d'une pompe à chaleur

Il existe des PAC dites géothermiques dont les forages sont soumis à des réglementations nationales et locales. Avant d’envisager un tel projet, il faut faire le point sur les démarches administratives à entreprendre et contacter un spécialiste (hydrogéologue agréé, Bureau de recherches géologiques et minières [BRGM], bureau d’études spécialisé).
Il existe également des pompes à chaleur aérothermiques compatibles avec la boucle à eau chaude. Comme les conditions climatiques (température de l’air, humidité) varient beaucoup au cours de l’année, les performances des PAC aérothermiques varient elles aussi largement. Les PAC aérothermiques sont toujours munies d’un système interne de chauffage d’appoint pour pallier une éventuelle insuffisance de la PAC quand il fait froid.

La cogénération

La cogénération consiste à produire en même temps et dans la même installation, à partir d'une énergie primaire combustible, de l'énergie thermique (chaleur) et de l'énergie électrique grâce à un alternateur. L'énergie thermique est directement utilisée pour le chauffage et la production d'eau chaude. Les installations de cogénération fonctionnent à partir de gaz naturel, de fioul ou toute forme d'énergie locale (géothermie, biomasse) ou liée à la valorisation des déchets (incinération des ordures ménagères...). L'installation de cogénération fait partie des techniques les plus efficaces énergétiquement pour l'utilisation des énergies fossiles et renouvelables. En pratique, les cogénérations installées aujourd’hui en France présentent un rendement moyen de 75 à 85 %. Les grandes cogénérations ont avant tout pour but de produire de l'électricité et sont dimensionnées pour fonctionner à pleine charge durant les 5 mois d’hiver, leur chaleur étant utilisée par les réseaux de chaleur.
Ce concept est depuis peu adapté au niveau individuel, il s'agit alors de microcogénération. Elle est utilisée pour couvrir (en partie ou en totalité) les besoins thermiques d'un unique bâtiment : ce sont donc des chaudières qui produisent de l'électricité, des « chaudières électrogènes ». La quantité d'électricité produite n'est alors qu'une conséquence du fonctionnement de l'équipement nécessaire pour couvrir les besoins thermiques du logement.


Le chauffage urbain

Un réseau de chaleur est constitué d’un ensemble comprenant une ou plusieurs installations de production ou de valorisation de chaleur ainsi qu’un réseau primaire de canalisations de distribution empruntant le domaine public ou privé et aboutissant à des postes de livraison (encore appelés sous-stations) de la chaleur aux utilisateurs. Les unités de production transforment une ou plusieurs énergies (fossiles, renouvelables, recyclées ou autres) en chaleur. Certaines unités sont équipées de centrales de cogénération qui produisent simultanément de la chaleur et de l’électricité avec un très bon rendement global.
Cette chaleur est transportée sous forme d’eau chaude, d’eau surchauffée ou de vapeur, dans des canalisations calorifugées vers plusieurs points de livraison où elle fait l’objet d’un comptage.
Elle est ensuite transmise aux installations intérieures au moyen d’un échangeur (cas le plus fréquent) afin d’alimenter les circuits de chauffage des bâtiments.

Confort et bâtiments performants

Etude Confort des occupants dans les bâtiments performants

Votre installation de chauffage et de production d'ECS

Votre installation de chauffage et de production d'eau chaude sanitaire

Rénovation "Enseignement"

Rénovation des bâtiments d'enseignement

Propositions pour les prochaines élections

Nos propositions pour 2017