Ce site utilise des cookies en vue d'améliorer votre expérience en ligne. En poursuivant votre navigation, vous acceptez que les cookies soient utilisés à des fins d'analyse, de pertinence et de publicité.
En savoir plusOK

Les risques du tout électrique en matière de chauffage

Le « tout électrique » est contraire aux objectifs environnementaux de la France. La réflexion en termes d’énergie et non de systèmes de chauffage aboutit à des contre-sens ou à de fausses solutions. Il est erroné de penser qu’on fait baisser les émissions de CO2 des bâtiments en augmentant l’usage de l’électricité lié au chauffage.

En 2008, la part de marché du chauffage électrique dans les constructions neuves a atteint 73% (63% de chauffage électrique direct et 10% de PAC air-eau ou air-air). Le chauffage électrique dit « direct » inclut les solutions de chauffage telles que les convecteurs, les panneaux radiants et les planchers ou plafonds rayonnants qui représentent la grande majorité de ces installations. Le faible coût d’installation des convecteurs incite souvent les décideurs à opter pour ce système de chauffage.

L’importance du chauffage électrique direct en construction neuve pose deux problèmes majeurs pour atteindre les objectifs du Grenelle : le contenu croissant en CO2 de la production d’électricité et son moindre potentiel d’accueil des énergies renouvelables.

Un contenu croissant en CO2 supérieur à celui des autres énergies: Le mix de production électrique actuel pour l’ensemble des usages de l’électricité est en moyenne faiblement émetteur de gaz à effet de serre. Cependant, en analysant les émissions de CO2 avec la méthode du contenu marginal et en particulier dans le cas du chauffage, RTE et ADEME ont admis que l’électricité liée à l’usage chauffage émettait, en marginal, de 500 à 600g CO2 / kWh, soit un niveau en CO2 supérieur à toutes les énergies fossiles, charbon inclus1. Ces émissions de gaz à effet de serre continuerons à évoluer fortement à la hausse au cours des prochaines années2 du fait de l'augmentation de la demande en électricité.

Un frein au développement des énergies renouvelables : alors que la part des énergies renouvelables doit être développée dans le mix énergétique du chauffage, l’option du tout électrique est peu compatible avec leur expansion. Le chauffage électrique direct ne permet ni la mise en place d’un fonctionnement multi-énergies intégrant les énergies renouvelables ni la substitution des énergies utilisées, c'est-à-dire la possibilité de changer plusieurs fois d’énergies pendant la durée de vie du bâtiment (un siècle en moyenne). Il ne peut accueillir qu’un petit nombre d’énergies nouvelles, alors que la France s’est fixée pour objectif d’augmenter de 50% la chaleur d’origine renouvelable d’ici 20103. Or, les choix d’aujourd’hui dans le bâtiment neuf engagent pour le siècle à venir et pour au moins 20 ans en ce qui concerne le système de chauffage.

 


1 Note RTE et ADEME d'octobre 2007 diffusée en février 2008 par l'ONG "Agir pour l'Environnement"
2 Estimation établie à partir de la note de cadrage ADEME / EDF et l'étude DGEMP-Observatoire de l'énergie - Scénario énergétique tendanciel pour la France en 2030, juin 2004
3 Article 4 de la loi Pope

Confort et bâtiments performants

Etude Confort des occupants dans les bâtiments performants

Votre installation de chauffage et de production d'ECS

Votre installation de chauffage et de production d'eau chaude sanitaire

Rénovation "Enseignement"

Rénovation des bâtiments d'enseignement

Propositions pour les prochaines élections

Nos propositions pour 2017